Élections à la Knesset · Guide francophone
Trente-huit listes déposées, une douzaine en lice sérieuse, des noms qu'on ne retient pas, des alliances qui se font et se défont en une nuit. Et au bout, un gouvernement que personne n'aura choisi directement : en Israël, on ne vote pas pour un Premier ministre, on vote pour une liste, et la coalition se négocie après. Voici de quoi s'y retrouver, en français.
Mise à jour du 24 septembre 2026
Répartition du dernier sondage Midgam pour Hadashot 12, réalisé le 22 septembre 2026. Les derniers chiffres des six autres instituts, qui varient sensiblement, sont détaillés dans la méthode.
Les listes sont déposées. Trente-huit listes ont été enregistrées les 7 et 8 septembre. Les alliances sont désormais figées : détails dans la page Alliances.
Les listes arabes suspendues à la Cour suprême. Le 23 septembre, la Commission électorale a invalidé Raam et la Liste commune, contre l'avis de la conseillère juridique du gouvernement. Les deux listes font appel ; la Cour doit statuer dans les prochains jours. Le 24, la Commission a en revanche rejeté les demandes visant Otzma Yehoudit, le HaTsionout HaDatit-Zehout et HaDemokratim.
Deux listes au bord du seuil. Amkha Israël d'Ofer Winter et la liste Réservistes-Parti économique de Yoaz Hendel et Yaron Zelekha franchissent la barre des 3,25 % dans certains sondages seulement. Leur sort peut déplacer plusieurs sièges d'un camp à l'autre.
Sept règles suffisent à comprendre presque tout ce qui se jouera entre le soir du scrutin et la formation d'un gouvernement.
Tout le pays vote sur le même bulletin. Ni député local, ni région : les cent vingt membres de la Knesset représentent Israël dans son ensemble. Un électeur de Kiryat Shmona et un électeur d'Eilat ont exactement le même choix.
Les noms de régions reviennent malgré tout dans les analyses, parce qu'ils désignent des électorats. La Galilée, au nord, et le Triangle — la bande de localités arabes qui longe la Ligne verte autour d'Oumm al-Fahm et de Taibe — concentrent avec le Néguev l'essentiel de la population arabe du pays.
Chaque parti dépose une liste ordonnée de candidats, et le bulletin ne porte aucun nom : ni celui des candidats, ni leur ordre. Un parti qui obtient un cinquième des voix obtient vingt-quatre sièges, attribués aux vingt-quatre premiers noms. La façon dont chaque parti compose sa liste détermine donc, plus que la campagne, qui siégera.
En dessous de 3,25 % des voix, soit environ quatre sièges, un parti n'entre pas et ses voix sont perdues, sans être reportées sur ses alliés. C'est ce qui pousse les petites listes à fusionner en catastrophe, et ce qui a fait basculer des élections entières.
Deux listes peuvent signer un accord dit « de restes » : pour l'attribution des derniers sièges, elles sont comptées ensemble. Cela ne sauve pas un parti resté sous le seuil, mais permet à un bloc de gagner un siège supplémentaire.
Après le scrutin, le président — dont la fonction est honorifique le reste du temps — consulte chaque parti, puis confie à celui qui réunit le plus de soutiens vingt-huit jours, prolongeables de quatorze, pour former une coalition. Ce n'est pas nécessairement le chef du premier parti.
Aucun parti n'a jamais obtenu soixante et un sièges seul. Le futur Premier ministre doit donc négocier le soutien des autres contre des ministères, des présidences de commissions et des engagements budgétaires. Les véritables arbitrages du mandat se décident là.
Budget non voté, loi de dissolution, motion de défiance constructive : trois portes de sortie. La Knesset sortante est la première depuis 1988 à être allée au terme de ses quatre années. C'est l'exception, non la règle.
Un bulletin ne choisit pas un gouvernement : il choisit un rapport de force. Un même parti peut, selon l'arithmétique du soir, finir au gouvernement ou dans l'opposition sans qu'un seul électeur ait changé d'avis. La question « avec qui ce parti accepte-t-il de siéger ? » compte donc souvent autant que son programme.
Deux lignes de fracture structurent le scrutin de 2026. La conscription des harédim, d'abord, qui a fait exploser la majorité sortante. La possibilité, ensuite, que les partis arabes deviennent partenaires d'un gouvernement : la plupart des partis sionistes l'excluent, ce qui prive mécaniquement l'opposition d'une majorité.
Pour chaque liste : son origine, son électorat, ses engagements, ses lignes rouges de coalition, et la manière dont elle compose sa liste de candidats — un détail qui décide, en pratique, qui siégera à la Knesset. Touchez une ligne pour ouvrir sa fiche complète.
Critère de sélection : figurent ici les listes que les sondages publiés entre le 15 et le 22 septembre 2026 créditent d'au moins quatre sièges, ou qui oscillent autour du seuil de 3,25 %. Trente-huit listes ont été déposées ; les autres, dont Kahol Lavan de Benny Gantz, Israël d'abord de Sharren Haskel et la liste harédie de Moti Leitner, restent nettement sous le seuil dans toutes les enquêtes. Une absence ici ne préjuge de rien : elle reflète uniquement le niveau atteint dans les enquêtes d'opinion à la date de mise à jour.
Ces fiches sont des synthèses rédigées à partir de programmes, de déclarations publiques et de votes à la Knesset. Ce ne sont pas des citations, et une synthèse peut se tromper : position mal restituée, nuance perdue, information devenue caduque depuis la dernière mise à jour.
Si vous constatez une erreur — que vous soyez électeur, militant, candidat ou représentant d'une formation —, écrivez à contact.electionisrael2026@gmail.com en indiquant le parti, le passage concerné et la source qui l'infirme. Toute erreur avérée est corrigée sous quarante-huit heures, et la date de mise à jour du site en porte la trace.
Un parti qui estime que sa position a été déformée peut demander la publication de sa propre formulation. Elle sera reprise telle quelle dans sa fiche, présentée comme émanant de lui.
Les alliances se sont nouées et dénouées jusqu'au soir du 8 septembre, date limite de dépôt des listes. Elles sont désormais figées. Restent deux inconnues : la validité de certaines listes, et les accords de partage des restes.
Le calendrier d'ici au scrutin. 27 septembre : les listes deviennent définitives. Début octobre : la Cour suprême tranche les recours sur les invalidations, au plus tard le 4 octobre. 13 octobre : début des clips de campagne à la télévision et à la radio. 16 octobre : date limite des accords de restes. Vendredi 23 octobre au soir : plus aucun sondage ne peut être publié. 27 octobre : scrutin. 4 novembre au plus tard : résultats officiels.
Ces regroupements ont été déposés auprès de la Commission électorale centrale les 7 et 8 septembre.
Naftali Bennett et Yaïr Lapid
Déposée le 7 septembreLe parti fondé par Bennett a absorbé Yesh Atid en avril. Bennett dirige la liste, Lapid accepte la deuxième place. C'est la première grande fusion de la campagne, et elle a redessiné le centre en supprimant la concurrence entre deux anciens Premiers ministres.
Hadash, Taal et Balad
Déposée, puis invalidéeReconstituée en août après des semaines de négociations, la liste réunit les trois formations arabes qui s'étaient séparées en 2022 : Hadash obtient cinq des dix premières places, Balad trois et Taal deux. En 2022, Balad s'était présenté seul, avait échoué sous le seuil, et avait fait perdre plusieurs sièges au camp arabe.
La Commission électorale l'a invalidée le 23 septembre, par 18 voix contre 5, contre l'avis de la conseillère juridique du gouvernement. La liste fait appel devant la Cour suprême.
Mansour Abbas
Déposée, puis invalidéeLe 31 août, Mansour Abbas a annoncé l'arrivée en deuxième position de Yoav Segalovitz, ancien député de Yesh Atid : un candidat juif en place éligible sur la liste d'un parti arabe issu du Mouvement islamique, une première. Invalidé à son tour le 23 septembre, Raam fait également appel.
Benjamin Netanyahou et Gideon Saar
Déposée le 8 septembreLe parti de Gideon Saar, ancien dissident du Likoud revenu au gouvernement, a été réintégré : Saar figure en septième position. Un retour au bercail qui supprime une concurrence à droite du centre.
Betsalel Smotrich et Moshé Feiglin
Déposée le 8 septembreAlliance technique, et non fusion, signée le 1er septembre et approuvée par le comité central du HaTsionout HaDatit le 6 : les deux partis courent sur une liste unique tout en conservant leur identité et leur programme. Feiglin est deuxième. L'objectif est explicite — empêcher que les voix de la droite idéologique se perdent sous le seuil, comme celles de Zehout en 2019. Aucune autre formation ne s'y est jointe.
Travaillistes et Meretz
Déposée le 7 septembreLa fusion, décidée en 2024, a été confirmée en 2026. Les primaires du 20 juillet ont réuni quelque 97 000 adhérents, soit 86 % des inscrits. Le Meretz conserve des places réservées sur la liste.
Yoaz Hendel et Yaron Zelekha
Conclue le 6 septembreNée deux jours avant la clôture, après l'éclatement de Bayit Tsioni : Chili Tropper est parti chez Yashar, et Hendel s'est allié au parti économique de Zelekha, lui aussi sous le seuil jusque-là. L'ancienne députée Einat Wilf est troisième. La liste franchit la barre des 3,25 % dans certains sondages seulement.
Plusieurs figures ont changé de liste dans les derniers jours, et certaines formations ont renoncé à se présenter.
6 septembre
Sixième sur la listeL'ancien ministre de la Culture a quitté son alliance avec Hendel pour rejoindre Gadi Eisenkot, avec plusieurs de ses candidats. Le député Elazar Stern, venu de Yesh Atid, avait rejoint Yashar fin août.
3 septembre
Deuxième sur la listeÉlue du Likoud, la députée a quitté la liste de Netanyahou, en accord avec le parti, pour rejoindre Itamar Ben Gvir en deuxième position. Dans l'autre sens, le député Dan Illouz a quitté le Likoud pour Israël Beitenou.
Gilad Erdan et Yuli Edelstein
Retrait le 4 septembreLancée le 6 août par deux figures historiques du Likoud, la liste n'a jamais franchi le seuil dans les sondages et a renoncé à se présenter. D'autres projets ont été abandonnés avant le dépôt, dont le parti que préparait l'ancien général Amir Avivi.
Benny Gantz
Seul, sous le seuilFaute d'accord avec Hendel ou d'autres formations du centre, l'ancien chef d'état-major se présente seul, avec notamment Pnina Tamano-Shata et Aliza Bloch. Aucun sondage récent ne le place au-dessus de 2 %.
Ofer Winter
Seul, autour du seuilWinter a refusé jusqu'au bout de rejoindre l'alliance Smotrich-Feiglin, malgré les pressions du Likoud. Son score décide de plusieurs sièges du bloc Netanyahou : sous le seuil, ses voix sont perdues pour ce camp.
Sharren Haskel
Déposée, sous le seuilÉlue de Nouvel Espoir, Sharren Haskel a maintenu sa propre liste de droite, qui plaide pour un large gouvernement sioniste sans les partis harédim ni arabes. Elle reste très loin du seuil.
Deux procédures peuvent encore modifier le rapport de forces avant le 27 octobre.
Commission électorale, puis Cour suprême
Décision attendue début octobreLa loi fondamentale sur la Knesset permet d'écarter une liste ou un candidat qui nie l'existence d'Israël comme État juif et démocratique, incite au racisme ou soutient la lutte armée contre Israël. La Commission, composée de représentants des partis, a invalidé le 23 septembre Raam et la Liste commune, ainsi que deux candidats de celle-ci, Sami Abou Chehadé et Ofer Cassif. Le 24 septembre, elle a rejeté les demandes visant Otzma Yehoudit, le HaTsionout HaDatit-Zehout et HaDemokratim.
Les invalidations de candidats doivent être confirmées par la Cour suprême ; celles de listes peuvent y être contestées en appel. Par le passé, la Cour a annulé la plupart de ces décisions. Le cas d'Abou Chehadé est moins prévisible : son invalidation a été soutenue par la conseillère juridique du gouvernement, par toute l'opposition et, fait rare, par le président de la Commission, le juge Noam Sohlberg.
Date limite : 16 octobre
Trois signésSignés : Yashar avec HaDemokratim, Beyahad avec Israël Beitenou, la Liste commune avec Raam. Un accord entre le Likoud et le HaTsionout HaDatit-Zehout est annoncé comme probable. Otzma Yehoudit n'a pas de partenaire à ce jour : Ben Gvir refuse de signer avec Ofer Winter, qui a lui-même refusé de signer avec Yoaz Hendel. Un accord ne compte que si les deux listes franchissent le seuil.
Trois mécanismes expliquent l'essentiel des mouvements de l'été.
Deux partis n'en font plus qu'un et se partagent les places. C'est le cas de Beyahad ou des Démocrates. C'est engageant : les élus siègent dans le même groupe parlementaire.
Deux formations se présentent sur un même bulletin pour franchir ensemble le seuil, tout en conservant leur identité et en se séparant parfois après le scrutin. C'est la formule retenue par Smotrich et Feiglin, et par Hendel et Zelekha.
Faute d'accord, un parti peut simplement ne pas se présenter, pour ne pas gaspiller les voix de son camp. C'est le choix qu'ont fait Gilad Erdan et Yuli Edelstein.
Le nom sur le bulletin ne dit pas qui entrera à la Knesset. Chaque parti choisit librement sa méthode. Deux seulement organisent de véritables primaires ouvertes à tous leurs adhérents : le Likoud et HaDemokratim. Hadash, Balad, Raam et le HaTsionout HaDatit passent par des instances internes — congrès, comité central, conseil. Les autres s'en remettent à un petit comité de désignation, voire au seul chef du parti : chez Yashar, c'est Gadi Eisenkot qui arrête sa liste lui-même.
Au Likoud, le comité central a approuvé une proposition permettant à Benjamin Netanyahou de désigner directement huit candidats à des places élevées ; les primaires se sont tenues le 17 août. Chez Shas et Yahadout HaTora, la décision revient in fine aux autorités rabbiniques.
Vingt-huit propositions concrètes, choisies parce qu'elles séparent réellement les partis. Chacune correspond à un arbitrage débattu à la Knesset, pas à un slogan, et toutes comptent à égalité. Rien n'est transmis nulle part : le calcul se fait dans votre navigateur.
La Commission électorale centrale recrute près de cent mille personnes pour une seule journée. Ces rémunérations relèvent d'un régime fiscal particulier, au taux de 18 %. Certains postes passent par la Commission, d'autres uniquement par les partis.
| Poste | Rémunération | Conditions et sélection | Candidature |
|---|---|---|---|
Secrétaire de bureau de voteReprésentant professionnel de la Commission dans le bureau : ouverture et fermeture de l'urne, identification des électeurs, procès-verbal, arbitrage des litiges, transmission des résultats. |
3 000 ₪brut, la journée | Vingt et un ans minimum, aucune activité partisane depuis trois ans, douze années de scolarité. Module en ligne, test de présélection, entretien régional, formation de quatre heures, examen final. Près de 195 000 candidatures pour environ 35 000 postes. | Clos le 14 août |
Superviseur d'intégrité du scrutinPrésent toute la journée, dépouillement compris. Porteur d'une caméra-piéton, il est la seule personne autorisée à filmer dans l'enceinte du bureau. |
≈ 2 260 ₪brut, la journée | Vingt et un ans minimum, aucune appartenance ni activité partisane depuis trois ans, douze années de scolarité, hébreu parfaitement maîtrisé à l'oral. Même parcours de sélection que les secrétaires. Environ 14 000 personnes retenues. | Clos le 27 août |
PlacierGestion des files, orientation des électeurs, ordre aux abords du bureau. Aucun pouvoir de police, mais la charge d'empêcher les bousculades et la propagande dans le périmètre. |
≈ 1 300 ₪brut, la journée | Dix-huit ans minimum, sans sélection préalable. Journée longue, en général de 6 h 30 à 22 h 30. | Par téléphone, *0200 |
Régisseur de siteResponsable du bâtiment : ouverture des locaux, électricité, éclairage, accessibilité, installation des tables et des isoloirs, fermeture en fin de journée. |
1 300 ₪brut, la journée | Présence requise avant l'arrivée des secrétaires et jusqu'à l'évacuation complète du matériel. | Par téléphone, *0200 |
Membre de la commission de bureauSiège aux côtés du secrétaire pendant le vote et le dépouillement, et y représente sa formation politique. |
≈ 1 500 ₪brut, la journée | Dix-huit ans minimum. Ce sont les partis, et non la Commission, qui désignent ces membres. Les affectations se décident le plus souvent dans les deux ou trois dernières semaines. | Auprès d'un parti |
ObservateurPrésence dans un bureau de vote pour observer le déroulement du scrutin, généralement sur une demi-journée. La porte d'entrée la plus simple. |
≈ 500 ₪brut, la demi-journée | Dix-huit ans minimum, sans qualification particulière. | Auprès d'un parti |
La Commission publie également des appels à candidature pour des postes plus qualifiés et de plus longue durée : formateurs chargés d'instruire les secrétaires, assistants juridiques rattachés au conseiller juridique de la Commission — recherchés notamment parmi les étudiants en droit —, personnel administratif, logistique et technique. Ces offres passent par le portail gouvernemental et, pour certaines, par le service public de l'emploi. On ne peut déposer sa candidature que pour un seul poste à la fois.
Journée de repos payée, sans décompte sur les congés, à condition d'avoir travaillé chez le même employeur au moins quatorze jours consécutifs.
Transports, hôtellerie, restauration, santé et sécurité fonctionnent normalement. L'employeur doit laisser à chacun la possibilité réelle d'aller voter.
Aucune loi ne fixe de taux unique. L'usage établi par la jurisprudence et les conventions est de payer 200 %, ou 100 % assortis d'heures de repos compensatoires.
Centre d'appel de la Commission électorale centrale : *0200 ou 074-7655565. Les postes attribués par les partis se demandent auprès de leurs permanences.
Chaque scrutin, des électeurs repartent sans avoir voté pour un détail technique. Voici comment l'éviter.
Tout citoyen israélien inscrit au registre électoral et ayant dix-huit ans révolus au jour du scrutin. Aucune démarche d'inscription : le registre est établi à partir du fichier de population. Un citoyen israélien qui ne réside pas en Israël n'y figure pas et ne peut donc pas voter, même s'il se trouve dans le pays ce jour-là.
On ne peut voter que dans le bureau auquel on est rattaché, déterminé par l'adresse déclarée. Le localisateur officiel de la Commission électorale centrale et du ministère de l'Intérieur donne l'adresse exacte : il demande le numéro de carte d'identité et sa date de délivrance. Par téléphone, le centre d'information du ministère répond au 1-800-222-290, et par message au 050-8085500 — en hébreu, arabe, anglais, russe et amharique.
C'est l'erreur la plus répandue. Le feuillet bleu envoyé à domicile indique l'adresse du bureau et votre numéro d'ordre : il fait gagner du temps, rien de plus. Il ne sert pas de pièce d'identité, il n'est pas exigé à l'entrée, et son absence n'empêche jamais de voter.
Une pièce d'identité en cours de validité, avec photo. Trois documents sont acceptés : la carte d'identité israélienne, ordinaire ou biométrique — le volet détachable n'est pas nécessaire —, un passeport israélien valide, ou un permis de conduire valide portant votre photographie. Aucun autre document ne convient. Une carte périmée est refusée : vérifiez la date dès maintenant, un renouvellement prend plusieurs semaines.
Militaires, policiers, personnes hospitalisées, détenus et personnes à mobilité réduite votent ailleurs que dans leur bureau de rattachement, par le système dit de la double enveloppe qui empêche tout double vote. Une personne dont la mobilité est réduite peut se présenter dans n'importe quel bureau désigné comme accessible ; la liste de ces bureaux est publiée par la Commission avant le scrutin.
On présente sa pièce d'identité au secrétaire du bureau, on reçoit une enveloppe, on passe derrière le paravent. Là se trouvent les bulletins de toutes les listes, chacun portant ses lettres. On en glisse un seul dans l'enveloppe, on referme, et on la dépose dans l'urne devant la commission. Les lettres de chaque liste figurent au point suivant.
Le bulletin ne porte ni nom de parti, ni photo, ni logo : uniquement une à trois lettres hébraïques, qui identifient la liste. Les partis représentés dans la Knesset sortante ont priorité sur les lettres qu'ils portaient en 2022 ; les nouvelles listes choisissent parmi les combinaisons restées libres, jusqu'à trois lettres cette année.
Voici les lettres des principales listes, telles qu'enregistrées lors du dépôt des 7 et 8 septembre. Les listes deviennent définitives le 27 septembre, après examen par la Commission électorale centrale ; les lettres marquées d'un astérisque restent à confirmer par la table officielle.
Les lettres de la liste Réservistes-Parti économique de Yoaz Hendel et Yaron Zelekha n'ont pas encore été rendues publiques. Dans l'isoloir, tous les bulletins sont posés côte à côte, et le nom complet de chaque liste figure sur l'affiche officielle placardée dans le bureau. En cas de doute, on demande au secrétaire, dont c'est précisément le rôle.
La journée est chômée et les transports publics sont gratuits pour rejoindre son bureau. Les bureaux ouvrent en règle générale tôt le matin et ferment à 22 heures, avec des horaires réduits dans les très petites localités. Les horaires exacts et la carte des bureaux sont publiés par la Commission électorale centrale dans les semaines précédant le scrutin.
Israël n'organise pas le vote de ses ressortissants résidant hors du pays. Seules exceptions : les diplomates en poste, certains émissaires officiels et les marins. Un Israélien vivant à Paris, Bruxelles ou Montréal doit être physiquement en Israël le 27 octobre pour voter — et y être domicilié pour figurer au registre.
D'où viennent les chiffres, comment les positions des partis ont été établies, et ce que ce site fait — ou ne fait pas — de vos données.
La répartition des sièges affichée en tête de page n'est pas une estimation propre à ce site : elle reprend telle quelle l'enquête la plus récente de l'institut Midgam pour Hadashot 12, réalisée le 22 septembre 2026 auprès de 501 personnes, et publiée après le dépôt définitif des listes. Les fiches des partis indiquent aussi la fourchette observée dans le dernier sondage de chacun des sept instituts ci-dessous, publiés entre le 15 et le 22 septembre.
Un tiret signifie que la liste reste sous le seuil de 3,25 % dans l'enquête concernée. Pour un échantillon de 500 personnes, la marge d'erreur théorique avoisine ± 4,4 points sur un résultat de 50 %, ce qui représente plusieurs sièges pour les grands partis. Les sondages de la chaîne 14 sont dirigés par Shlomo Filber, proche du Likoud et de Benjamin Netanyahou : ils accordent systématiquement au Likoud un score nettement supérieur à celui des autres instituts.
| Liste | Hadashot 12Midgam · 22 sept. | Israel HayomKantar · 16-17 sept. | MaarivLazar et Panel4All · 16-17 sept. | Zman IsraelYossi Tatika · 16-17 sept. | i24NEWSDirect Polls · 17 sept. | Chaîne 14Sondage dirigé par Shlomo Filber · 17 sept. | Chaîne 13Midgam Project et partenaires · 15 sept. |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Yashar | 23 | 22 | 23 | 24 | 21 | 20 | 22 |
| Likoud | 20 | 20 | 18 | 22 | 27 | 31 | 18 |
| Beyahad | 13 | 13 | 13 | 14 | 9 | 9 | 12 |
| HaDemokratim | 9 | 9 | 9 | 8 | 10 | 8 | 10 |
| Israël Beitenou | 9 | 8 | 9 | 9 | 8 | 7 | 8 |
| Yahadout HaTora | 8 | 7 | 7 | 9 | 8 | 8 | 7 |
| Shas | 7 | 7 | 7 | 9 | 7 | 10 | 7 |
| Liste commune | 7 | 7 | 7 | 8 | 7 | 7 | 8 |
| Otzma Yehoudit | 6 | 8 | 8 | 7 | 7 | 8 | 8 |
| HaTsionout HaDatit-Zehout | 5 | 6 | 6 | 4 | 6 | 7 | 8 |
| Raam | 5 | 5 | 5 | 6 | 5 | 5 | 6 |
| Amkha Israël | 4 | 4 | 4 | — | 5 | — | 6 |
| Réservistes-Parti économique | 4 | 4 | 4 | — | — | — | — |
| Échantillon | 501 | 551 | 600 | 500 | 519 | 817 | 886 |
Silence des sondages. Conformément à la loi sur les modes de propagande électorale, aucun résultat de sondage non déjà publié auparavant ne paraîtra sur ce site entre la fin du vendredi 23 octobre 2026 et la fermeture des bureaux de vote le 27 octobre. Les chiffres affichés seront gelés à cette date.
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Les positions attribuées à chaque parti sur les vingt-huit propositions du questionnaire proviennent de trois sources : les programmes publiés, les déclarations publiques de leurs dirigeants, et leurs votes à la Knesset. Lorsqu'un parti n'a pas de position identifiable sur un sujet, la question est neutralisée pour lui plutôt que de lui prêter une opinion.
Ces attributions sont des synthèses, pas des citations. Un parti peut nuancer, préciser ou changer de position. Toute demande de rectification peut être adressée à contact.electionisrael2026@gmail.com et sera traitée sous quarante-huit heures. Une formation qui conteste la restitution de sa position peut obtenir la publication de sa propre formulation, reprise telle quelle et attribuée à elle.
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