Le scrutin du 27 octobre

Élections à la Knesset · Guide francophone

120 sièges à la Knesset.
Il en faut 61 pour gouverner.

Trente-huit listes déposées, une douzaine en lice sérieuse, des noms qu'on ne retient pas, des alliances qui se font et se défont en une nuit. Et au bout, un gouvernement que personne n'aura choisi directement : en Israël, on ne vote pas pour un Premier ministre, on vote pour une liste, et la coalition se négocie après. Voici de quoi s'y retrouver, en français.

Mise à jour du 24 septembre 2026

Où en sont les forces

L'état des sondages

Répartition du dernier sondage Midgam pour Hadashot 12, réalisé le 22 septembre 2026. Les derniers chiffres des six autres instituts, qui varient sensiblement, sont détaillés dans la méthode.

Ce qui a changé en septembre

Les listes sont déposées. Trente-huit listes ont été enregistrées les 7 et 8 septembre. Les alliances sont désormais figées : détails dans la page Alliances.

Les listes arabes suspendues à la Cour suprême. Le 23 septembre, la Commission électorale a invalidé Raam et la Liste commune, contre l'avis de la conseillère juridique du gouvernement. Les deux listes font appel ; la Cour doit statuer dans les prochains jours. Le 24, la Commission a en revanche rejeté les demandes visant Otzma Yehoudit, le HaTsionout HaDatit-Zehout et HaDemokratim.

Deux listes au bord du seuil. Amkha Israël d'Ofer Winter et la liste Réservistes-Parti économique de Yoaz Hendel et Yaron Zelekha franchissent la barre des 3,25 % dans certains sondages seulement. Leur sort peut déplacer plusieurs sièges d'un camp à l'autre.

Le système

Comment fonctionne la politique israélienne

Sept règles suffisent à comprendre presque tout ce qui se jouera entre le soir du scrutin et la formation d'un gouvernement.

IUne seule circonscription

Tout le pays vote sur le même bulletin. Ni député local, ni région : les cent vingt membres de la Knesset représentent Israël dans son ensemble. Un électeur de Kiryat Shmona et un électeur d'Eilat ont exactement le même choix.

Les noms de régions reviennent malgré tout dans les analyses, parce qu'ils désignent des électorats. La Galilée, au nord, et le Triangle — la bande de localités arabes qui longe la Ligne verte autour d'Oumm al-Fahm et de Taibe — concentrent avec le Néguev l'essentiel de la population arabe du pays.

IIOn vote pour une liste, pas pour une personne

Chaque parti dépose une liste ordonnée de candidats, et le bulletin ne porte aucun nom : ni celui des candidats, ni leur ordre. Un parti qui obtient un cinquième des voix obtient vingt-quatre sièges, attribués aux vingt-quatre premiers noms. La façon dont chaque parti compose sa liste détermine donc, plus que la campagne, qui siégera.

IIILe seuil de 3,25 %

En dessous de 3,25 % des voix, soit environ quatre sièges, un parti n'entre pas et ses voix sont perdues, sans être reportées sur ses alliés. C'est ce qui pousse les petites listes à fusionner en catastrophe, et ce qui a fait basculer des élections entières.

IVLes accords de report de voix

Deux listes peuvent signer un accord dit « de restes » : pour l'attribution des derniers sièges, elles sont comptées ensemble. Cela ne sauve pas un parti resté sous le seuil, mais permet à un bloc de gagner un siège supplémentaire.

VLe président distribue le mandat

Après le scrutin, le président — dont la fonction est honorifique le reste du temps — consulte chaque parti, puis confie à celui qui réunit le plus de soutiens vingt-huit jours, prolongeables de quatorze, pour former une coalition. Ce n'est pas nécessairement le chef du premier parti.

VITout se joue dans la coalition

Aucun parti n'a jamais obtenu soixante et un sièges seul. Le futur Premier ministre doit donc négocier le soutien des autres contre des ministères, des présidences de commissions et des engagements budgétaires. Les véritables arbitrages du mandat se décident là.

VIIUn gouvernement peut tomber à tout moment

Budget non voté, loi de dissolution, motion de défiance constructive : trois portes de sortie. La Knesset sortante est la première depuis 1988 à être allée au terme de ses quatre années. C'est l'exception, non la règle.

La conséquence pratique

Un bulletin ne choisit pas un gouvernement : il choisit un rapport de force. Un même parti peut, selon l'arithmétique du soir, finir au gouvernement ou dans l'opposition sans qu'un seul électeur ait changé d'avis. La question « avec qui ce parti accepte-t-il de siéger ? » compte donc souvent autant que son programme.

Deux lignes de fracture structurent le scrutin de 2026. La conscription des harédim, d'abord, qui a fait exploser la majorité sortante. La possibilité, ensuite, que les partis arabes deviennent partenaires d'un gouvernement : la plupart des partis sionistes l'excluent, ce qui prive mécaniquement l'opposition d'une majorité.

Les partis

Qui se présente, et pour défendre quoi

Pour chaque liste : son origine, son électorat, ses engagements, ses lignes rouges de coalition, et la manière dont elle compose sa liste de candidats — un détail qui décide, en pratique, qui siégera à la Knesset. Touchez une ligne pour ouvrir sa fiche complète.

Critère de sélection : figurent ici les listes que les sondages publiés entre le 15 et le 22 septembre 2026 créditent d'au moins quatre sièges, ou qui oscillent autour du seuil de 3,25 %. Trente-huit listes ont été déposées ; les autres, dont Kahol Lavan de Benny Gantz, Israël d'abord de Sharren Haskel et la liste harédie de Moti Leitner, restent nettement sous le seuil dans toutes les enquêtes. Une absence ici ne préjuge de rien : elle reflète uniquement le niveau atteint dans les enquêtes d'opinion à la date de mise à jour.

Signaler une erreur

Ces fiches sont des synthèses rédigées à partir de programmes, de déclarations publiques et de votes à la Knesset. Ce ne sont pas des citations, et une synthèse peut se tromper : position mal restituée, nuance perdue, information devenue caduque depuis la dernière mise à jour.

Si vous constatez une erreur — que vous soyez électeur, militant, candidat ou représentant d'une formation —, écrivez à contact.electionisrael2026@gmail.com en indiquant le parti, le passage concerné et la source qui l'infirme. Toute erreur avérée est corrigée sous quarante-huit heures, et la date de mise à jour du site en porte la trace.

Un parti qui estime que sa position a été déformée peut demander la publication de sa propre formulation. Elle sera reprise telle quelle dans sa fiche, présentée comme émanant de lui.

Les alliances

Les listes sont déposées : ce qui est joué, ce qui reste ouvert

Les alliances se sont nouées et dénouées jusqu'au soir du 8 septembre, date limite de dépôt des listes. Elles sont désormais figées. Restent deux inconnues : la validité de certaines listes, et les accords de partage des restes.

Le calendrier d'ici au scrutin. 27 septembre : les listes deviennent définitives. Début octobre : la Cour suprême tranche les recours sur les invalidations, au plus tard le 4 octobre. 13 octobre : début des clips de campagne à la télévision et à la radio. 16 octobre : date limite des accords de restes. Vendredi 23 octobre au soir : plus aucun sondage ne peut être publié. 27 octobre : scrutin. 4 novembre au plus tard : résultats officiels.

Sur le bulletin

Les alliances qui figureront sur le bulletin

Ces regroupements ont été déposés auprès de la Commission électorale centrale les 7 et 8 septembre.

Beyahad

Naftali Bennett et Yaïr Lapid

Déposée le 7 septembre

Le parti fondé par Bennett a absorbé Yesh Atid en avril. Bennett dirige la liste, Lapid accepte la deuxième place. C'est la première grande fusion de la campagne, et elle a redessiné le centre en supprimant la concurrence entre deux anciens Premiers ministres.

La Liste commune

Hadash, Taal et Balad

Déposée, puis invalidée

Reconstituée en août après des semaines de négociations, la liste réunit les trois formations arabes qui s'étaient séparées en 2022 : Hadash obtient cinq des dix premières places, Balad trois et Taal deux. En 2022, Balad s'était présenté seul, avait échoué sous le seuil, et avait fait perdre plusieurs sièges au camp arabe.

La Commission électorale l'a invalidée le 23 septembre, par 18 voix contre 5, contre l'avis de la conseillère juridique du gouvernement. La liste fait appel devant la Cour suprême.

Raam et Yoav Segalovitz

Mansour Abbas

Déposée, puis invalidée

Le 31 août, Mansour Abbas a annoncé l'arrivée en deuxième position de Yoav Segalovitz, ancien député de Yesh Atid : un candidat juif en place éligible sur la liste d'un parti arabe issu du Mouvement islamique, une première. Invalidé à son tour le 23 septembre, Raam fait également appel.

Le Likoud absorbe Nouvel Espoir

Benjamin Netanyahou et Gideon Saar

Déposée le 8 septembre

Le parti de Gideon Saar, ancien dissident du Likoud revenu au gouvernement, a été réintégré : Saar figure en septième position. Un retour au bercail qui supprime une concurrence à droite du centre.

HaTsionout HaDatit et Zehout

Betsalel Smotrich et Moshé Feiglin

Déposée le 8 septembre

Alliance technique, et non fusion, signée le 1er septembre et approuvée par le comité central du HaTsionout HaDatit le 6 : les deux partis courent sur une liste unique tout en conservant leur identité et leur programme. Feiglin est deuxième. L'objectif est explicite — empêcher que les voix de la droite idéologique se perdent sous le seuil, comme celles de Zehout en 2019. Aucune autre formation ne s'y est jointe.

HaDemokratim

Travaillistes et Meretz

Déposée le 7 septembre

La fusion, décidée en 2024, a été confirmée en 2026. Les primaires du 20 juillet ont réuni quelque 97 000 adhérents, soit 86 % des inscrits. Le Meretz conserve des places réservées sur la liste.

Réservistes-Parti économique

Yoaz Hendel et Yaron Zelekha

Conclue le 6 septembre

Née deux jours avant la clôture, après l'éclatement de Bayit Tsioni : Chili Tropper est parti chez Yashar, et Hendel s'est allié au parti économique de Zelekha, lui aussi sous le seuil jusque-là. L'ancienne députée Einat Wilf est troisième. La liste franchit la barre des 3,25 % dans certains sondages seulement.

Dernière minute

Les ralliements, les départs et les retraits

Plusieurs figures ont changé de liste dans les derniers jours, et certaines formations ont renoncé à se présenter.

Chili Tropper rejoint Yashar

6 septembre

Sixième sur la liste

L'ancien ministre de la Culture a quitté son alliance avec Hendel pour rejoindre Gadi Eisenkot, avec plusieurs de ses candidats. Le député Elazar Stern, venu de Yesh Atid, avait rejoint Yashar fin août.

Tally Gotliv passe chez Otzma Yehoudit

3 septembre

Deuxième sur la liste

Élue du Likoud, la députée a quitté la liste de Netanyahou, en accord avec le parti, pour rejoindre Itamar Ben Gvir en deuxième position. Dans l'autre sens, le député Dan Illouz a quitté le Likoud pour Israël Beitenou.

Ahdout, « Unité »

Gilad Erdan et Yuli Edelstein

Retrait le 4 septembre

Lancée le 6 août par deux figures historiques du Likoud, la liste n'a jamais franchi le seuil dans les sondages et a renoncé à se présenter. D'autres projets ont été abandonnés avant le dépôt, dont le parti que préparait l'ancien général Amir Avivi.

Kahol Lavan

Benny Gantz

Seul, sous le seuil

Faute d'accord avec Hendel ou d'autres formations du centre, l'ancien chef d'état-major se présente seul, avec notamment Pnina Tamano-Shata et Aliza Bloch. Aucun sondage récent ne le place au-dessus de 2 %.

Amkha Israël

Ofer Winter

Seul, autour du seuil

Winter a refusé jusqu'au bout de rejoindre l'alliance Smotrich-Feiglin, malgré les pressions du Likoud. Son score décide de plusieurs sièges du bloc Netanyahou : sous le seuil, ses voix sont perdues pour ce camp.

Israël d'abord

Sharren Haskel

Déposée, sous le seuil

Élue de Nouvel Espoir, Sharren Haskel a maintenu sa propre liste de droite, qui plaide pour un large gouvernement sioniste sans les partis harédim ni arabes. Elle reste très loin du seuil.

Encore ouvert

Invalidations et accords de restes

Deux procédures peuvent encore modifier le rapport de forces avant le 27 octobre.

Les invalidations

Commission électorale, puis Cour suprême

Décision attendue début octobre

La loi fondamentale sur la Knesset permet d'écarter une liste ou un candidat qui nie l'existence d'Israël comme État juif et démocratique, incite au racisme ou soutient la lutte armée contre Israël. La Commission, composée de représentants des partis, a invalidé le 23 septembre Raam et la Liste commune, ainsi que deux candidats de celle-ci, Sami Abou Chehadé et Ofer Cassif. Le 24 septembre, elle a rejeté les demandes visant Otzma Yehoudit, le HaTsionout HaDatit-Zehout et HaDemokratim.

Les invalidations de candidats doivent être confirmées par la Cour suprême ; celles de listes peuvent y être contestées en appel. Par le passé, la Cour a annulé la plupart de ces décisions. Le cas d'Abou Chehadé est moins prévisible : son invalidation a été soutenue par la conseillère juridique du gouvernement, par toute l'opposition et, fait rare, par le président de la Commission, le juge Noam Sohlberg.

Les accords de restes

Date limite : 16 octobre

Trois signés

Signés : Yashar avec HaDemokratim, Beyahad avec Israël Beitenou, la Liste commune avec Raam. Un accord entre le Likoud et le HaTsionout HaDatit-Zehout est annoncé comme probable. Otzma Yehoudit n'a pas de partenaire à ce jour : Ben Gvir refuse de signer avec Ofer Winter, qui a lui-même refusé de signer avec Yoaz Hendel. Un accord ne compte que si les deux listes franchissent le seuil.

Comment lire ces alliances

Trois formules

Trois mécanismes expliquent l'essentiel des mouvements de l'été.

La fusion réelle

Une liste, un programme

Deux partis n'en font plus qu'un et se partagent les places. C'est le cas de Beyahad ou des Démocrates. C'est engageant : les élus siègent dans le même groupe parlementaire.

L'alliance technique

Une liste, deux partis

Deux formations se présentent sur un même bulletin pour franchir ensemble le seuil, tout en conservant leur identité et en se séparant parfois après le scrutin. C'est la formule retenue par Smotrich et Feiglin, et par Hendel et Zelekha.

Le retrait

Pas de liste déposée

Faute d'accord, un parti peut simplement ne pas se présenter, pour ne pas gaspiller les voix de son camp. C'est le choix qu'ont fait Gilad Erdan et Yuli Edelstein.

L'autre inconnue : la composition des listes

Le nom sur le bulletin ne dit pas qui entrera à la Knesset. Chaque parti choisit librement sa méthode. Deux seulement organisent de véritables primaires ouvertes à tous leurs adhérents : le Likoud et HaDemokratim. Hadash, Balad, Raam et le HaTsionout HaDatit passent par des instances internes — congrès, comité central, conseil. Les autres s'en remettent à un petit comité de désignation, voire au seul chef du parti : chez Yashar, c'est Gadi Eisenkot qui arrête sa liste lui-même.

Au Likoud, le comité central a approuvé une proposition permettant à Benjamin Netanyahou de désigner directement huit candidats à des places élevées ; les primaires se sont tenues le 17 août. Chez Shas et Yahadout HaTora, la décision revient in fine aux autorités rabbiniques.

Le questionnaire

De quelles idées êtes-vous le plus proche

Vingt-huit propositions concrètes, choisies parce qu'elles séparent réellement les partis. Chacune correspond à un arbitrage débattu à la Knesset, pas à un slogan, et toutes comptent à égalité. Rien n'est transmis nulle part : le calcul se fait dans votre navigateur.

Travailler

Travailler le jour du scrutin

La Commission électorale centrale recrute près de cent mille personnes pour une seule journée. Ces rémunérations relèvent d'un régime fiscal particulier, au taux de 18 %. Certains postes passent par la Commission, d'autres uniquement par les partis.

PosteRémunérationConditions et sélectionCandidature
Secrétaire de bureau de voteReprésentant professionnel de la Commission dans le bureau : ouverture et fermeture de l'urne, identification des électeurs, procès-verbal, arbitrage des litiges, transmission des résultats.
3 000 ₪brut, la journée Vingt et un ans minimum, aucune activité partisane depuis trois ans, douze années de scolarité. Module en ligne, test de présélection, entretien régional, formation de quatre heures, examen final. Près de 195 000 candidatures pour environ 35 000 postes. Clos le 14 août
Superviseur d'intégrité du scrutinPrésent toute la journée, dépouillement compris. Porteur d'une caméra-piéton, il est la seule personne autorisée à filmer dans l'enceinte du bureau.
≈ 2 260 ₪brut, la journée Vingt et un ans minimum, aucune appartenance ni activité partisane depuis trois ans, douze années de scolarité, hébreu parfaitement maîtrisé à l'oral. Même parcours de sélection que les secrétaires. Environ 14 000 personnes retenues. Clos le 27 août
PlacierGestion des files, orientation des électeurs, ordre aux abords du bureau. Aucun pouvoir de police, mais la charge d'empêcher les bousculades et la propagande dans le périmètre.
≈ 1 300 ₪brut, la journée Dix-huit ans minimum, sans sélection préalable. Journée longue, en général de 6 h 30 à 22 h 30. Par téléphone, *0200
Régisseur de siteResponsable du bâtiment : ouverture des locaux, électricité, éclairage, accessibilité, installation des tables et des isoloirs, fermeture en fin de journée.
1 300 ₪brut, la journée Présence requise avant l'arrivée des secrétaires et jusqu'à l'évacuation complète du matériel. Par téléphone, *0200
Membre de la commission de bureauSiège aux côtés du secrétaire pendant le vote et le dépouillement, et y représente sa formation politique.
≈ 1 500 ₪brut, la journée Dix-huit ans minimum. Ce sont les partis, et non la Commission, qui désignent ces membres. Les affectations se décident le plus souvent dans les deux ou trois dernières semaines. Auprès d'un parti
ObservateurPrésence dans un bureau de vote pour observer le déroulement du scrutin, généralement sur une demi-journée. La porte d'entrée la plus simple.
≈ 500 ₪brut, la demi-journée Dix-huit ans minimum, sans qualification particulière. Auprès d'un parti

Les autres recrutements

La Commission publie également des appels à candidature pour des postes plus qualifiés et de plus longue durée : formateurs chargés d'instruire les secrétaires, assistants juridiques rattachés au conseiller juridique de la Commission — recherchés notamment parmi les étudiants en droit —, personnel administratif, logistique et technique. Ces offres passent par le portail gouvernemental et, pour certaines, par le service public de l'emploi. On ne peut déposer sa candidature que pour un seul poste à la fois.

Le jour est chômé

Journée de repos payée, sans décompte sur les congés, à condition d'avoir travaillé chez le même employeur au moins quatorze jours consécutifs.

Sauf services essentiels

Transports, hôtellerie, restauration, santé et sécurité fonctionnent normalement. L'employeur doit laisser à chacun la possibilité réelle d'aller voter.

Si vous travaillez

Aucune loi ne fixe de taux unique. L'usage établi par la jurisprudence et les conventions est de payer 200 %, ou 100 % assortis d'heures de repos compensatoires.

Renseignements

Centre d'appel de la Commission électorale centrale : *0200 ou 074-7655565. Les postes attribués par les partis se demandent auprès de leurs permanences.

Voter

Voter le 27 octobre

Chaque scrutin, des électeurs repartent sans avoir voté pour un détail technique. Voici comment l'éviter.

1Qui peut voter

Tout citoyen israélien inscrit au registre électoral et ayant dix-huit ans révolus au jour du scrutin. Aucune démarche d'inscription : le registre est établi à partir du fichier de population. Un citoyen israélien qui ne réside pas en Israël n'y figure pas et ne peut donc pas voter, même s'il se trouve dans le pays ce jour-là.

2Trouver son bureau de vote

On ne peut voter que dans le bureau auquel on est rattaché, déterminé par l'adresse déclarée. Le localisateur officiel de la Commission électorale centrale et du ministère de l'Intérieur donne l'adresse exacte : il demande le numéro de carte d'identité et sa date de délivrance. Par téléphone, le centre d'information du ministère répond au 1-800-222-290, et par message au 050-8085500 — en hébreu, arabe, anglais, russe et amharique.

3L'avis reçu par la poste n'est pas obligatoire

C'est l'erreur la plus répandue. Le feuillet bleu envoyé à domicile indique l'adresse du bureau et votre numéro d'ordre : il fait gagner du temps, rien de plus. Il ne sert pas de pièce d'identité, il n'est pas exigé à l'entrée, et son absence n'empêche jamais de voter.

4Ce qu'il faut apporter

Une pièce d'identité en cours de validité, avec photo. Trois documents sont acceptés : la carte d'identité israélienne, ordinaire ou biométrique — le volet détachable n'est pas nécessaire —, un passeport israélien valide, ou un permis de conduire valide portant votre photographie. Aucun autre document ne convient. Une carte périmée est refusée : vérifiez la date dès maintenant, un renouvellement prend plusieurs semaines.

5Les cas particuliers

Militaires, policiers, personnes hospitalisées, détenus et personnes à mobilité réduite votent ailleurs que dans leur bureau de rattachement, par le système dit de la double enveloppe qui empêche tout double vote. Une personne dont la mobilité est réduite peut se présenter dans n'importe quel bureau désigné comme accessible ; la liste de ces bureaux est publiée par la Commission avant le scrutin.

6Sur place

On présente sa pièce d'identité au secrétaire du bureau, on reçoit une enveloppe, on passe derrière le paravent. Là se trouvent les bulletins de toutes les listes, chacun portant ses lettres. On en glisse un seul dans l'enveloppe, on referme, et on la dépose dans l'urne devant la commission. Les lettres de chaque liste figurent au point suivant.

7Les lettres du bulletin

Le bulletin ne porte ni nom de parti, ni photo, ni logo : uniquement une à trois lettres hébraïques, qui identifient la liste. Les partis représentés dans la Knesset sortante ont priorité sur les lettres qu'ils portaient en 2022 ; les nouvelles listes choisissent parmi les combinaisons restées libres, jusqu'à trois lettres cette année.

Voici les lettres des principales listes, telles qu'enregistrées lors du dépôt des 7 et 8 septembre. Les listes deviennent définitives le 27 septembre, après examen par la Commission électorale centrale ; les lettres marquées d'un astérisque restent à confirmer par la table officielle.

מחלLikoud
דרךYashar
רקBeyahad *
אמתHaDemokratim
לIsraël Beitenou
שסShas
גYahadout HaTora
בOtzma Yehoudit *
טHaTsionout HaDatit-Zehout
ודםListe commune *
עםRaam
ךAmkha Israël *
כןKahol Lavan *

Les lettres de la liste Réservistes-Parti économique de Yoaz Hendel et Yaron Zelekha n'ont pas encore été rendues publiques. Dans l'isoloir, tous les bulletins sont posés côte à côte, et le nom complet de chaque liste figure sur l'affiche officielle placardée dans le bureau. En cas de doute, on demande au secrétaire, dont c'est précisément le rôle.

8Horaires et transports

La journée est chômée et les transports publics sont gratuits pour rejoindre son bureau. Les bureaux ouvrent en règle générale tôt le matin et ferment à 22 heures, avec des horaires réduits dans les très petites localités. Les horaires exacts et la carte des bureaux sont publiés par la Commission électorale centrale dans les semaines précédant le scrutin.

9Depuis l'étranger, c'est non

Israël n'organise pas le vote de ses ressortissants résidant hors du pays. Seules exceptions : les diplomates en poste, certains émissaires officiels et les marins. Un Israélien vivant à Paris, Bruxelles ou Montréal doit être physiquement en Israël le 27 octobre pour voter — et y être domicilié pour figurer au registre.

La méthode

Méthode, sources et mentions légales

D'où viennent les chiffres, comment les positions des partis ont été établies, et ce que ce site fait — ou ne fait pas — de vos données.

Les sondages utilisés

La répartition des sièges affichée en tête de page n'est pas une estimation propre à ce site : elle reprend telle quelle l'enquête la plus récente de l'institut Midgam pour Hadashot 12, réalisée le 22 septembre 2026 auprès de 501 personnes, et publiée après le dépôt définitif des listes. Les fiches des partis indiquent aussi la fourchette observée dans le dernier sondage de chacun des sept instituts ci-dessous, publiés entre le 15 et le 22 septembre.

Un tiret signifie que la liste reste sous le seuil de 3,25 % dans l'enquête concernée. Pour un échantillon de 500 personnes, la marge d'erreur théorique avoisine ± 4,4 points sur un résultat de 50 %, ce qui représente plusieurs sièges pour les grands partis. Les sondages de la chaîne 14 sont dirigés par Shlomo Filber, proche du Likoud et de Benjamin Netanyahou : ils accordent systématiquement au Likoud un score nettement supérieur à celui des autres instituts.

ListeHadashot 12Midgam · 22 sept.Israel HayomKantar · 16-17 sept.MaarivLazar et Panel4All · 16-17 sept.Zman IsraelYossi Tatika · 16-17 sept.i24NEWSDirect Polls · 17 sept.Chaîne 14Sondage dirigé par Shlomo Filber · 17 sept.Chaîne 13Midgam Project et partenaires · 15 sept.
Yashar23222324212022
Likoud20201822273118
Beyahad131313149912
HaDemokratim999810810
Israël Beitenou9899878
Yahadout HaTora8779887
Shas77797107
Liste commune7778778
Otzma Yehoudit6887788
HaTsionout HaDatit-Zehout5664678
Raam5556556
Amkha Israël444—5—6
Réservistes-Parti économique444————
Échantillon501551600500519817886

Silence des sondages. Conformément à la loi sur les modes de propagande électorale, aucun résultat de sondage non déjà publié auparavant ne paraîtra sur ce site entre la fin du vendredi 23 octobre 2026 et la fermeture des bureaux de vote le 27 octobre. Les chiffres affichés seront gelés à cette date.

Indépendance

Ce site n'est affilié à aucun parti, aucun candidat, aucun mouvement et aucune organisation active dans la campagne. Il n'a reçu aucun financement, aucune contrepartie et aucune contribution en nature d'une formation politique ou d'une personne liée à la campagne.

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Comment les positions ont été établies

Les positions attribuées à chaque parti sur les vingt-huit propositions du questionnaire proviennent de trois sources : les programmes publiés, les déclarations publiques de leurs dirigeants, et leurs votes à la Knesset. Lorsqu'un parti n'a pas de position identifiable sur un sujet, la question est neutralisée pour lui plutôt que de lui prêter une opinion.

Ces attributions sont des synthèses, pas des citations. Un parti peut nuancer, préciser ou changer de position. Toute demande de rectification peut être adressée à contact.electionisrael2026@gmail.com et sera traitée sous quarante-huit heures. Une formation qui conteste la restitution de sa position peut obtenir la publication de sa propre formulation, reprise telle quelle et attribuée à elle.

Contenus générés

Ce site ne contient aucune image, aucun son et aucune vidéo. Aucun contenu susceptible de paraître authentique n'a été produit ou modifié par un moyen numérique, au sens des dispositions applicables aux élections de la vingt-sixième Knesset.

Vos données

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Limites connues : le graphique de répartition des sièges n'a pas encore d'équivalent textuel complet, et le tableau des emplois reste dense sur très petit écran. Si vous rencontrez une difficulté d'accès, signalez-la à contact.electionisrael2026@gmail.com : une réponse vous sera apportée et le correctif appliqué dès que possible.

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Sources

Commission électorale centrale pour les procédures, le calendrier et les recrutements ; Institut israélien de la démocratie pour le droit électoral et la composition des listes ; la presse israélienne — Haaretz, Times of Israel, Jerusalem Post, Kan, i24NEWS, Zman Israel — pour l'actualité des partis et des négociations. Chaque affirmation datée renvoie à une publication vérifiable à la date indiquée.